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Lecteurs ACS
Lecteur Phoenix
Prog. Gold/Silver

Lecteurs Phoenix ou Smart Mouse

Comme je vous l'ai indiqué en page d'accueil de cette rubrique consacrée aux lecteurs de cartes, si vous voulez utiliser les nombreux logiciels de manipulation de cartes à puce parfois un peu "spéciaux" que l’on trouve sur Internet, vous vous apercevrez vite que ceux-ci utilisent presque tous un lecteur de cartes baptisé Phoenix ou Smart Mouse selon le cas. Je vous propose donc de réaliser un tel lecteur et, pour qu’il soit vraiment polyvalent, je l'ai rendu compatible Phoenix et Smart Mouse.

Photo Lecteur Phoenix
Le lecteur Phoenix que vous allez réaliser ici

Ce lecteur a une deuxième fonction, propre aux cartes Gold, Silver qui est de permettre la programmation des mémoires EEPROM contenues sur ces cartes avec beaucoup de facilité grâce à un petit logiciel ou "loader" que vous trouverez à la rubrique Logiciels de ce site.

Le schéma

L’horloge utilisée par la carte est générée par un oscillateur à quartz réalisé autour de IC1a pour fonctionner à 3,579 MHz, ou de IC1b pour fonctionner à 6 MHz. Les straps S4 et S5 permettent de bloquer l’oscillateur non utilisé, l’autre se trouvant alors automatiquement relié à l’entrée horloge de la carte via IC1c. La commande de reset de la carte utilise la ligne de contrôle CTS du port série, disponible en 7 de J1. Elle est convertie de RS 232 en TTL par l’intermédiaire de IC2 qui n’est autre qu’un classique MAX 232. On est assuré ainsi de bénéficier de vrais niveaux RS 232 compatibles de tous les micro-ordinateurs. Selon que le lecteur doit être compatible Phœnix ou Smart Mouse, cette commande de reset peut être directe ou inversée. Un choix est donc possible au moyen des straps S1 et S2 qui permettent d’appliquer le signal issu de la patte 7 de J1 à la carte, via S2, ou de lui faire subir une inversion par IC1d avant d’arriver à la carte via S1. Dans tous les cas, la LED1 permet de visualiser l’état de la ligne reset de la carte ce qui s’avère bien utile en présence d’un logiciel en cours de développement ou d’une carte récalcitrante.

Schéma Horloges Lecteur Phoenix
Schéma de la partie horloge
Schéma Principal Lecteur Phoenix
Schéma de la partie interface proprement dite

Côté entrée/sortie de la carte, c’est un tout petit peu plus compliqué du fait du caractère bidirectionnel de la seule ligne disponible sur cette dernière. Les signaux qui sortent de la carte sont appliqués directement à une des entrées de IC2 qui se charge de les convertir de TTL en RS 232 pour les délivrer sur la patte 2 de J1. Les signaux provenant de l’interface série du micro-ordinateur quant à eux sont disponibles sur la patte 3 de J1. Leur niveau est converti de RS 232 en TTL par IC2 et ils sont ensuite appliqués à la patte d’entrée/sortie de la carte mais, pour ne pas court-circuiter les signaux sortants en cas d’erreur de protocole et de tentative d’écriture dans la carte alors que celle-ci fournit des données en sortie, la diode D2 a été prévue. Ici aussi, une LED permet d’indiquer l’application de signaux logiques à la carte et donc de vérifier, même si c’est assez sommaire, qu’un dialogue a bien lieu.

L’alimentation du montage est confiée à un bloc secteur externe style "prise de courant" connecté au jack J2. La diode D1 protège le montage de toute inversion de polarité éventuelle tandis que l’alimentation est régulée à 5 volts par IC3. En toute logique, et pour être parfaitement compatible Phoenix, notre montage devrait aussi fournir une information "présence carte" via les bornes 1 et 6 de J1. Cette information est en général obtenue à partir de l’interrupteur présent à cet effet dans tous les connecteurs de cartes ; interrupteur qui se ferme lorsque la carte est engagée à fond dans son logement. Pour ma part, je préfère générer cette information de présence de la carte en permanence en mettant à la masse la patte 11 de IC2, ce qui permet à tous les logiciels compatibles Phoenix de fonctionner, quitte à ce qu’ils tentent de dialoguer avec une carte absente si vous avez oublié d’insérer cette dernière.

Par contre, j'utilise l’interrupteur de détection de carte pour commuter l’alimentation 5 volts du montage, tant sur la carte que sur les différents composants actifs de ce lecteur. En procédant de la sorte, on est ainsi plus conforme à la norme qui veut que la carte ne soit alimentée et ne reçoive des signaux qu’une fois qu’elle est insérée à fond dans son lecteur. Remarquez cependant que j'ai prévu, au moyen du strap S3, de pouvoir court-circuiter cet interrupteur pour le cas où vous souhaiteriez alimenter en permanence le connecteur de carte afin de réaliser divers essais de résistance des cartes qui y sont insérées.

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